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Que faire de vos médicaments non utilisés ou périmés ?
Les médicaments non utilisés ou périmés doivent être rapportés en pharmacie afin d'être éliminés en toute sécurité. Ce geste simple permet de protéger l'environnement, de limiter les risques pour la santé et de garantir une prise en charge conforme à la réglementation.
Publiée le 18/09/2026
Tous les médicaments, qu’ils soient utilisés ou non, périmés ou non, à destination de l’humain, doivent impérativement être ramenés à une pharmacie qui ne peut les refuser. D’une part, si le médicament est trop vieux, son principe actif peut être altéré et il peut ne plus être efficace, notamment s’il est ouvert. Ils peuvent ainsi devenir nuisibles et entraîner des interactions non prévues avec d’autres médicaments. C’est pourquoi les médicaments ont une date de péremption obligatoire et une durée d’utilisation lorsqu’ils sont ouverts.
Pourquoi les ramener en pharmacie ?
Il faut éviter que des médicaments (des produits chimiques) se répandent n’importe comment dans la nature, et occasionnent des dégâts dans l’environnement.
D’une part, ils peuvent être ingérés par d’autres humains ou des animaux sauvages qui en rejettent les résidus dans la nature par leurs sécrétions (urine, selles, sueur, vomi…).
D’autre part, si des produits pharmaceutiques sont jetés dans les toilettes ou la poubelle normale, le centre de tri n’est pas habilité à les traiter, et donc les eaux usées ne seront pas correctement traitées, et l’eau contaminée finira dans la nature : les sols, le fumier, les nappes, ou les milieux aquatiques…
Si les animaux ou poissons d’élevage consomment des produits pharmaceutiques, en toute logique, à la fin de la chaîne alimentaire, l’humain en consommera aussi, par la consommation d’animaux ou d’eau.
Ne pas en faire don à des associations ou à des proches, ce qui est interdit par la loi (article L4211-2 du Code de la santé publique)
Comment les recycler ?
Une croyance persistante consiste à penser que le médicament, même périmé, est donné aux nécessiteux, ou envoyé, ou transformé dans d’autres pays dans le besoin : ce n’est ni moral, ni déontologique. Or, cela est interdit depuis le 1er janvier 2009. Ils sont traités par incinération afin de les éliminer définitivement. Leur incinération permet également de produire de l’énergie sous forme de vapeur et d’électricité.
Selon ecologie.gouv.fr, des milliers de logements peuvent être éclairés par cette valorisation. Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas faire attention à sa consommation de médicaments.
Ce qui se recycle de manière classique, ce sont les boîtes, les notices en papier, les blisters et les plaquettes de médicaments vides qui doivent être jetés dans les poubelles de recyclage papier, carton ou plastique. Ne pas déconditionner les pilules : les laisser telles quelles dans leur plaquette.
Déposer les flacons, ampoules ou bouteilles en verre, sans bouchons, dans le conteneur à verre. S’il reste du liquide, il faut le ramener à la pharmacie : ne pas vider dans l’évier ou le lavabo ni dans la poubelle.
Les médicaments pouvant être rapportés en pharmacie sont les comprimés, les gélules, les pommades et crèmes en tube et en pot, les sirops, les gouttes, les ampoules, les aérosols, les sprays ou les inhalateurs… Tous les médicaments achetés en pharmacie avec ou sans ordonnance sont concernés.
Où les amener ?
Il n’est évidemment pas nécessaire de les ramener à la pharmacie où ils ont été délivrés, ni par le patient concerné par les médicaments. N’importe quel particulier peut apporter des médicaments dans n’importe quelle pharmacie qui a une obligation légale de les accepter. Les professionnels et établissements de santé disposent de leurs propres filières de recyclage et d’élimination.
Quelques points spécifiques :
Veillez à conserver les boîtes et à lire les notices, car certains médicaments ont des méthodes d’élimination obligatoires par exemple : les médicaments contre le cancer, ou les rétinoïdes contre l’acné.
Aiguilles et seringues usagées doivent être mises à part, dans une boîte jaune, à couvercle vert appelée « DASTRI », sécurisée et inviolable, que votre pharmacien doit obligatoirement vous fournir gratuitement. Elles ne doivent surtout pas être jetées dans la poubelle de la cuisine ou toute autre poubelle ménagère ou de tri personnelle.
Les produits non recyclés :
Bien que parfois achetés en pharmacie, et ayant trait à la santé, certains produits non médicamenteux ne sont pas recyclés par votre pharmacien.ne .
Pour faire simple, tout ce qui n’est pas à destination du corps humain, les produits vétérinaires (à retourner chez le vétérinaire), les produits d’entretien (détartrants, nettoyants lunettes), les radiographies ou les résultats d’examens (voir ci-dessous), les produits cosmétiques (crème solaire, baume à lèvres, démaquillants, mascara, vernis, dissolvants…) même s’ils peuvent avoir des consignes de récupération spécifiques.
Ne sont pas récupérés par les pharmacies non plus, les compléments alimentaires, ou les « dispositifs médicaux » à savoir les objets tels que les lunettes (à rapporter chez certains opticiens), les lentilles de contact, les prothèses, les thermomètres (en particulier ceux à mercure), les pansements…
Il s’agit de se renseigner sur la notice ou auprès de l’officine qui vend le produit.
Nota Bene : Les radiographies argentiques ne peuvent pas être remises en pharmacie, et, en tant que déchets classés « dangereux » il est interdit de les jeter dans une poubelle ordinaire. Il vous appartient de les amener à la déchèterie qui les transférera à une entreprise spécialisée. Sinon, il existe des conteneurs ou des points de collecte près des hôpitaux.
En France, la consommation de médicaments est élevée. Certains achats sont réalisés par habitude ou précaution. De ce fait, le gaspillage pourrait être évité en rangeant bien ses médicaments dans leurs boîtes, à l’abri de la chaleur et de l’humidité dans un lieu unique ; en triant tous les 6 mois à un an ses médicaments ; et en respectant la posologie des professionnels de santé.
En conclusion, un pharmacien doit accepter les médicaments mais comme nous venons de le voir, tout ce qui vient d’une pharmacie (parapharmacie, objets de santé) n’est pas un médicament et ne peut être repris. Par souci de traçabilité, il ne peut reprendre un médicament non utilisé ou le rembourser.
Si vous êtes intéressé(e) par la question, il vous est possible de vous renseigner sur le site d’Ameli, ou sur le site du ministère de la transition écologique.
Ou sur le site de cyclamed.
Ou sur le site de l'Ademe.
Rougeole : vigilance à l'heure de la rentrée scolaire
La rougeole connait une recrudescence importante dans plusieurs pays, notamment en raison d'un baisse de la vaccination. Très contagieuse, elle peut entraîner des complications graves et se transmettre facilement dans les lieux collectifs comme les établissements scolaires. La vacciantion ROR reste le moyen le plus efficace de se protéger et de limiter la propagation du virus. À l'approche de la rentée scolaire, il est donc essentiel de vérifier son statut vaccinal et de rester attentif aux premiers symptômes.
Publiée le 29/08/2026
La Rougeole récemment :
Aux Etats-Unis, dûe à la défiance des parents quant aux recommandations médicales et par conséquent à la baisse du taux de vaccination, la rougeole revient au galop et atteint un niveau record mondial alors que la maladie contagieuse était presque éradiquée en 2000. Cette tendance à rebrousse-poil de la médecine est encouragée par le vaccinosceptique ministre de la Santé Robert Kennedy Jr et par le président Donald Trump qui ont véhiculé l’idée fausse et scientifiquement réfutée d’un autisme résultant de la vaccination. Cet été, le ministre américain de la santé est revenu sur ses propos pour enjoindre aux parents de vacciner les enfants.
Bilan pour l’heure : l’épidémie a occasionné plus de 2 300 cas et 3 enfants américains en sont morts, car cette maladie infantile, mais pas seulement, peut être mortelle.
2018 et 2019 furent des années épidémiques toutefois, depuis 2020, une baisse drastique des cas fut spectaculaire. Mais en 2023, l’OMS a recensé une nette augmentation de 306 000 cas déclarés dans le monde, la France et l’Europe n’étant pas épargnées. En 2025 et 2026, l’épidémie a repris de plus belle.
Cette maladie virale très contagieuse en particulier pour les bébés et les adolescents, mais également les jeunes adultes et les personnes immunodéprimées, se transmet facilement par la toux, les éternuements ou les sécrétions nasales. Une personne contaminée par le virus peut infecter 15 à 20 personnes, en particulier dans l’espace clos d’une salle de classe où les élèves ne sont pas toujours vigilants quand ils éternuent, n’ont pas la possibilité de se laver les mains, ou de s’isoler immédiatement en cas de doute.
Le moyen le plus efficace reste la vaccination (quasi 100 % après la 2ème dose), couplée avec celle contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole (vaccins ROR). Selon le site vaccination-info-service.fr, les bébés doivent recevoir deux doses : à 12 mois, puis entre 16 et 18 mois : c’est obligatoire pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Pour rappel, la vaccination est individuelle : si la future mère est vaccinée avant sa grossesse, l’enfant ne sera pas protégé pour autant.
Soit dit en passant, quasiment tout le monde, sauf contre-indication médicale, peut se faire vacciner à tout âge. En cas d’incertitude sur son état vaccinal, se rapprocher d’un professionnel de santé : votre médecin traitant ou un médecin d’un centre de vaccination gratuit, ou un.e pharmacien.ne.
Du reste, en ces temps de recrudescence de la maladie, les professionnels de santé sont aussi enjoints à faire le point avec le statut vaccinal des patients. Dans la grande majorité des cas, les cas déclarés adviennent du fait de personnes non vaccinées.
Les premiers signes sont une forte fièvre, accompagnée d’une toux qui s’amplifie, des écoulements nasaux, des yeux rouges et larmoyants, une grande fatigue et un malaise général. La fièvre dure 3 à 4 jours, puis les boutons apparaissent sur la tête avant de se propager à l’ensemble du corps. Le pic de la maladie dure une semaine environ, mais certaines personnes mettront 2 à 3 semaines à récupérer de la fatigue. Il n’existe aucun traitement du virus.
Les complications peuvent survenir : des surinfections telles que la laryngite, l’otite ou la pneumonie, mais aussi des complications neurologiques, une encéphalite (inflammation du cerveau) par exemple, qui peuvent entrainer des séquelles, voire la mort.
La contagion se produit 5 jours avant l’éruption cutanée et se poursuit 5 jours après.
Si un foyer infectieux se déclare dans une classe, il faut recourir au port du masque que l’élève soit contaminé ou non. Il doit être porté correctement sur le nez et la bouche, et ne pas être baissé à toute occasion
Il est de la responsabilité de tous de se protéger individuellement et collectivement : selon WHO (World Helth Organization), une couverture vaccinale élevée est nécessaire pour protéger toute la population, en particulier les personnes qui, pour des raisons médicales ne peuvent bénéficier de la vaccination ou sont affaiblies. De fait, tout cas de rougeole doit être obligatoirement signalé aux ARS.
Pour davantage d’information, vous pouvez consulter : vaccination info-service.
Piqures et morsures… dangers et remèdes
Moustiques, tiques, guêpes, punaises de lit, aoûtats… Découvrez les bons gestes et remèdes pour soulager piqûres et morsures et éviter les complications.
Publiée le 15/08/2026
Piqures et morsures… dangers et remèdes
Le printemps et ensuite l’été amènent leurs cohortes de moustiques et insectes que les plantes, plants d’eau et chaleur attirent. Dès lors qu’on se rapproche de la nature (randonnées, repas dans le jardin, balades à la campagne, jardinage…) on est déjà davantage exposé qu’en ville. Toutefois, rester à la maison ne garantit pas une immunité aux bestioles piquantes, mordantes ou urticantes. À cause du dérèglement climatique, on peut trouver des occurrences de moustiques tropicaux, comme le moustique tigre, qui parviennent jusqu’aux régions de la France Métropolitaine, et s’y accommodent.
Si tout le monde ne réagit pas de la même façon aux attaques, les problèmes de punaises de lit par exemple, ont gâché les congés de nombreux vacanciers il y a peu. Pour autant, les boutons, pustules ou démangeaisons peuvent varier en intensité d’un individu à l’autre d’une insensibilité relative ou à un choc anaphylactique ou à de graves allergies.
Dès lors, lors d’activité dans la nature, il s’agit de se protéger de vêtements couvrants, de marcher sur les chemins battus avec des chaussures fermées, d’éviter les refuges à insectes que sont buissons ou fougères. Pensez aussi à vérifier que vos vaccins antitétaniques sont à jour.
Il est possible d’anticiper en pulvérisant des répulsifs à insectes sur la peau ou les vêtements. Il est nécessaire de respecter les indications des sprays et ne pas utiliser d’un répulsif contre-insectes tropicaux en zone tempérée : il n’aura aucun effet.
Le sol
Les deux types d’hématophages sont similaires, les punaises de lit et les aoutats.
Les punaises de lit peuvent sévir toute l’année, dû à son exceptionnelle résistance au chaud et au froid, et ne sortent que dans l’obscurité : des plinthes, des fissures, des matelas, bref tout recoin sombre et chaud. Les boutons occasionnés par la morsure sont plats, en demi-cercles sur les zones découvertes (bras, jambes), de 15 mm de diamètre, mais cela dépend de chacun. Pendant la nuit, il est conseillé de fermer sacs et valises et les éloigner des murs des lieux de passage de manière à ne pas les ramener chez soi après les vacances.
Les aoutats sont des larves d’acariens cachées dans les hautes herbes dont les morsures provoquent des éruptions cutanées, des boutons en grappes de quelques millimètres occasionnant de violentes démangeaisons, souvent sur les mollets ou jambes. Sa salive anesthésiante et anticoagulante peut provoquer des réactions anti-inflammatoires chez le sujet. Commencer par laver la peau à l’eau et au savon pour décrocher les acariens potentiellement encore accrochés, puis user d’un antiseptique local pour éviter de se gratter et ainsi de risquer une surinfection.
Les deux blessures réclament la prise d’antihistaminiques, et l’application de crème apaisante
Ensuite, les tiques, dont la morsure indolore, sont des vecteurs de maladies virales ou bactériennes, comme la maladie de Lyme, infection bactérienne aux graves conséquences. Il faut inspecter sa peau, celle des enfants, et des animaux au retour des promenades, ôter la tique délicatement avec un tire-tique pour que la tête ne reste pas dans la plaie et s’infecte, et surveiller pendant un mois rougeurs, ou symptômes. Arrachée trop rapidement, son venin se répand : chez les personnes fragiles, des signes de faiblesse musculaire ou paralysie peuvent intervenir chez les enfants ou les personnes fragiles ou âgées.
Enfin, gardez-vous des poils urticants des chenilles processionnaires du pin et du chêne qui génèrent des réactions cutanées et démangeaisons graves, mais peuvent causer des troubles oculaires ou respiratoires graves. Dans tous les cas, éviter de gratter pour ne pas créer d’infection, rincer à l’eau claire sans frotter et mettre du froid.
Des remèdes naturels, comme du vinaigre de cidre ou de vin dilué, du bicarbonate de soude associé avec un peu d’eau utilisé en emplâtre, l’aloe vera pur et sans parfum, voire de l’oignon.
Néanmoins, appelez le 15 ou le 112 sans attendre pour toute difficulté respiratoire, malaise, réaction du visage ou de la gorge.
Toujours surveiller la plaie surtout si elle est anormalement rouge, chaude, douloureuse, ou suintante, et consulter en cas de poussée de fièvre, douleurs articulaires, fatigue inhabituelle (en particulier après une morsure de tique)
L’air
Les piqûres d’abeille et de guêpe sont responsables de certaines allergies allant jusqu’au trouble respiratoire ou de la parole, œdème, perte de conscience et qui peuvent s’aggraver avec le temps. Plus complexe, la piqûre d’abeille requiert d’ôter le dard sans percer la poche à venin avec un couteau, et non une pince à épiler. La douleur vive de quelques secondes est instantanée. Il faudra nettoyer avec de l’eau et du savon, puis désinfecter la zone, et enfin appliquer un gel pour soulager.
La piqûre de guêpe transmet un venin plus concentré, toutefois, si la quantité de venin est moindre que celle de l’abeille, la guêpe peut piquer à plusieurs reprises. Notons qu’une seule piqûre de frelon suffit à être dangereuse.
Toute réaction excessive, problème respiratoire, difficulté à respirer, chute de tension indiquent une réaction allergique forte qui appelle souvent un traitement à base d’adrénaline en traitement d’un choc anaphylactique.
La plus classique est la piqûre de moustique… qui s’habitue à nos répulsifs. En réaction à la salive du moustique qui pique plutôt la nuit, un ou plusieurs boutons plus ou moins étendus apparaissent. Plus fréquent de nos jours, originaire d’Asie, le moustique tigre au corps rayé noir et blanc peut transmettre des maladies infectieuses rares en France (Zika, Chikunkunya, Dengue…) ou provoquer des allergies : il est plus agressif et réactif, quoique silencieux et il pique de jour ou le soir. Le bouton ressemble à une cloque, mais dur, chaud et douloureux, et démange immédiatement.
Afin de mieux connaître sa répartition, sante.gouv.fr demande à chacun de signaler tout moustique tigre sur signalement-moustique.anses.fr. Notamment, il pond ses œufs dans les eaux stagnantes (gouttières, coupelles de plante, récupérateurs d’eau…) qui faut couvrir d’une moustiquaire.
Tout type de gel apaisant ou une crème à base de calendula, aloe vera, camomille, huiles essentielles (lavande aspic, menthe poivrée, eucalyptus citronnée) ou l’hydrocortisone soulagera les démangeaisons.
Bronzage et allergies solaires
Les allergies solaires, comme la lucite estivale ou l’urticaire solaire, peuvent toucher les personnes à peau claire ou sensible dès les premières expositions au soleil. Cet article explique leurs symptômes, les facteurs favorisant leur apparition et les gestes essentiels pour les prévenir : exposition progressive, photoprotection adaptée et bonnes habitudes au quotidien. Il rappelle également quand consulter un professionnel de santé afin de bénéficier d’une prise en charge appropriée.
Publiée le 29/07/2026
Pour un certain nombre de gens, il est indispensable de revenir bien bronzé.e des vacances d’été, preuve inégalée d’avoir passé de splendides vacances. Beaucoup y voient également le signe d’un « plein de vitamine D », même si un bronzage marqué n’est pas nécessaire à sa synthèse. Or, sans tomber dans la tanorexie (l’addiction au bronzage), il convient d’être vigilant.e lors de ses expositions.
Les UVA (95 %), responsables du vieillissement prématuré de la peau, pénètrent plus profondément dans la peau que les UVB (5 %), car ils sont assez puissants pour traverser le verre d’une vitre (maison, voiture). En revanche, les UVB atteignent principalement l’épiderme ; ils sont responsables des coups de soleil et contribuent également au développement des cancers de la peau. De fait, ce sont plutôt les expositions intermittentes que progressives qui favorisent le déclenchement des allergies chez les personnes à risque.
On peut se découvrir une allergie au soleil, la plus fréquente étant la lucite estivale. Elle peut être bénigne (LEB) : un prurit, soit des plaques rouges parfois urticantes, apparaît après une exposition et frappe généralement les jeunes femmes adultes à peau claire (90 %), ou les personnes à peau claire, sur les zones du corps les plus exposées : le décolleté, les épaules, les bras, le haut du dos, les avant-bras, les jambes et parfois le dos des mains.
Boutons, cloques, démangeaisons et plaques la distinguent des coups de soleil, même si la lucite peut occasionner des sensations de brûlure. Elle survient dès le début de l’exposition (après quelques heures) au soleil et peut durer environ une à deux semaines en moyenne, selon les individus. Elle peut devenir chronique et pourrait être liée à des prédispositions génétiques.
Il existe aussi la lucite polymorphe, moins répandue, qui apparaît sur le visage et s’intensifie au cours des années.
L’urticaire solaire, semblable à des piqûres d’orties, se déclenche quelques minutes après l’exposition et forme des plaques très visibles qui démangent. Elle peut occasionner des maux de tête, voire une accélération du rythme cardiaque.
Enfin, la photodermatose printanière juvénile surgit au niveau des oreilles des jeunes enfants et des adolescents, plus fréquemment chez les garçons. Parfois, cela concerne aussi le visage et le cou.
Une peau claire, réactive, avec des antécédents de photosensibilité ou une barrière cutanée fragilisée, peut présenter une éruption cutanée plus marquée. Aussi, les produits appliqués (crèmes solaires, parfums, exfoliants, cosmétiques), certains médicaments photosensibilisants et le contexte environnemental amplifient la réaction et prolongent la phase inflammatoire.
En tout état de cause, consultez un médecin, idéalement un dermatologue, ou un pharmacien si vous rencontrez ce type de problème pour la première fois, afin d’éviter un autodiagnostic et/ou une automédication fautifs. Les causes de boutons et de prurit sont nombreuses : allergies alimentaires, maladies infectieuses, réactions médicamenteuses, maladies sexuellement transmissibles (MST), etc.
Pour éviter d’avoir à soigner irritations ou démangeaisons, le meilleur moyen reste la prévention :
Avant le retour des beaux jours, voir avec son médecin si une photothérapie préventive réalisée sous contrôle dermatologique dans les semaines précédant les premières expositions, ou si des compléments alimentaires à base d’antioxydants, est indiquée. Cette photothérapie est réservée à certaines situations particulières, notamment en cas de lucite estivale, et ne doit pas être confondue avec les séances d’UV en cabine. Les antioxydants contribuent à protéger la peau du stress oxydatif induit par les UV, sans pour autant remplacer les mesures de photoprotection.Éviter l’exposition aux rayons directs du soleil de 11 h à 16 h ; sinon, rechercher l’ombre, porter des vêtements amples et légers, de préférence en matières naturelles (coton, lin, chanvre…), un chapeau et des lunettes de soleil.
L’exposition doit toujours être progressive pour ne pas traumatiser l’épiderme, et ce dès le printemps, surtout avec l’augmentation des épisodes de forte chaleur liée au dérèglement climatique.
Opter pour une crème solaire d’indice de protection SPF 30 au minimum, à large spectre (UVA et UVB), portant la mention « peaux sensibles », dont on renouvelle l’application toutes les deux heures en cas d’exposition prolongée, ainsi qu’après chaque baignade ou transpiration importante.
Hydratez-vous régulièrement et hydratez également votre peau, fragilisée par le vent, le sable et le sel.
Si l’allergie solaire se produit, la priorité reste l’arrêt de l’exposition, le refroidissement cutané par des compresses d’eau froide ou des poches de froid afin de réduire les démangeaisons, une photoprotection rigoureuse et, si besoin, une prise en charge médicale adaptée. Si l’allergie est très marquée, voire invalidante, une prescription d’antihistaminiques, d’anti-inflammatoires ou de corticoïdes peut se révéler nécessaire.
Enfin, veillez à ne pas vous gratter afin d’éviter les cicatrices…
Votre pharmacien.ne et son équipe vous souhaitent d’agréables vacances.
Apéros de l’été : les dangers de l’alcoolisme
L’alcool, souvent associé aux moments festifs de l’été, peut entraîner une dépendance progressive aux conséquences graves sur la santé, la vie sociale et familiale, d’où l’importance d’en repérer les signes et de demander de l’aide rapidement.
Publiée le 15/07/2026
Alors que l’été est torride, et que les vacances pointent leur nez, en juillet pour les uns, en août pour les autres, l’apéro, ou plutôt les apéros font leur retour. Or l’alcool est contre-productif quand il s’agit de se désaltérer, car il pousse à davantage consommer… Attention à l’alcoolisme ou l’alcoolodépendance qui s’installe progressivement, insidieusement.
En effet, ce qui doit inquiéter est la régularité autant que la quantité de consommation d’alcool, qui peut créer une dépendance physique et psychologique aux boissons alcoolisées, dépendance qui peut engendre des effets néfastes sur la santé, donc, la vie sociale, familiale et affective. Selon l’OMS, quand la consommation d’alcool devient prioritaire au point qu’il remplace tout autre activité ou considération, l’alcoolisme est avéré. La prise de conscience est lente à se faire.
Quelques chiffres du Service Public d’information en Santé : En France, on estime qu’environ 1,5 million de personnes sont alcoolodépendantes et que 2,5 millions de personnes ont une consommation à risque (mais parviennent encore à contrôler leur addiction). La consommation excessive d’alcool serait responsable, selon les sources, de 33 000 à 49 000 décès par an.
Quelques questions :
- Sentez-vous fréquemment le besoin de boire plus deux verres par prise d’alcool ?
- Avez-vous entendu votre entourage vous faire des remarques sur le fait que vous buvez trop ?
- L’alcool vous aide-t-il à calmer votre stress ?
- Buvez-vous quand vous triste ou tendu ou seul?
- Regrettez-vous d’avoir trop bu (environ 6 verres par jour) ?
- Si la réponse est OUI à ces questions, il est temps de s’inquiéter.
Les signes qui doivent alerter et appellent une prise en charge :
- La personne boit souvent, voire quotidiennement et de plus en plus.
- La personne résiste de plus en plus mal aux envies, et peut consommer de l’alcool le matin.
- La personne éprouve des symptômes de « manque » : sueurs, tremblements, palpitations, trouble de la vision, nausées…
- La personne est irritable et se dispute avec sa famille, ses amis, ses collègues. Votre travail s’en ressent…
- La personne ne parvient pas à se passer d’alcool pendant plusieurs jours
- La personne est agitée à jeun et stocke de l’alcool, par peur du manque, l’alcool est donc une drogue.
Il s’agit de repérer, au plus tôt, une conduite à risque ou une relation problématique avec l’alcool.
Les différents types d’alcoolisme dépendent de plusieurs facteurs qui peuvent être culturels, particulièrement en France, sociaux, sociaux-économiques, psychologiques… il peut y avoir des antécédents familiaux (alcoolisme dans la famille, alcoolisme fœtal…), des consommations parallèles d’autres substances ou drogues (cigarettes, cannabis). La pression du groupe est non négligeable (« Tu ne bois pas ? Tu n’es pas drôle. »), or la consommation d’alcool systématique lors de moments festifs peut se transformer en association systématique et évoluer vers l’addiction.
Les solutions :
- Contacter Alcool info service, par tchat ou par téléphone au 0980 980 930 (de 8h à 2h, 7j/7, anonyme et gratuit).
- En parler à votre médecin.
- Rencontrer un professionnel de santé en CSAPA (Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie)